Gaëtan Siew, architecte-urbaniste Mauricien

Gaëtan Siew, de par sa vision d’architecte mauricien aux expériences variées dans les différents espaces du monde, nous permet de mieux faire la distinction entre l’approche pragmatique et financière anglo-saxonne d’aborder la ville et l’approche sociale, culturelle et patrimoniale francophone basée sur la solidarité naturelle. Selon lui, les Maires doivent trouver un équilibre entre ces deux approches pour adapter les projets aux réalités des différents territoires.

Héloïse Conesa, conservatrice du patrimoine et chargée de collection en photographie

Héloïse Conesa regarde la francophonie sous l’œil de la photographie, son domaine d’expertise. La photographie et l’urbanisme sont liés car les images permettent de conserver la mémoire des lieux et la diversité architecturale notamment grâce aux archives photographiques mais aussi d’apporter une vision prospective en jouant avec l’imaginaire urbain.

Jérôme Chenal, architecte-urbaniste suisse

Jérôme Chenal, fait partie de ceux qui pensent que le langage structure la pensée. Il est aussi de ceux qui prônent une contextualisation architecturale et urbanistique, mise à mal par des injonctions internationales qui obligent les bailleurs à appliquer une même méthode dans des villes africaines sensiblement différentes.

Philippe Madec, architecte-urbaniste et écrivain

Pour Philippe Madec, la maîtrise de la langue est essentielle pour partager les concepts et les solutions. Afin de porter la francophonie, les élus peuvent engager des politiques culturelles et des rassemblements autour de la langue franco-française. Le maître d’œuvre, doit quant à lui être en posture d’étranger bienveillant, pour le respect de la pensée urbaine francophone.

Michèle Gendreau-Massaloux, Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie de 1999 à 2007

La francophonie est avant tout une affaire de langue selon Michèle Gendreau-Massaloux, même si ce mot n’a pas le même sens en fonction des lieux et du passé des différentes communautés francophones. Ce partage d’une même langue permet la solidarité internationale, qui prend aujourd’hui d’autant plus de poids, qu’on y est contraint par l’interconnexion entre les villes. Selon elle, le français est vecteur de plurilinguisme.

Ariella Masboungi : architecte-urbaniste

Selon Ariella Masboungi, plus qu’une histoire de langue, les villes francophones ont des caractéristiques communes relatives au tissu urbain, aux tracés, au parcellaire, à l’architecture et à des valeurs partagées : vivre-ensemble, solidarité, inclusion, mémoire, diversité… Elle est convaincue que par la mise en commun des connaissances, des difficultés et des inventions à l’international, les Maires pourront mieux lutter contre l’étalement urbain.

Kouka Ntadi : artiste-peintre franco-congolais

Kouka Ntadi évoque dans ce grand entretien Urbanisme en Francophonie : son rapport à la langue française, la portée universelle de l’expression artistique, les spécificités des villes francophones notamment en matière de patrimoine artistique, les avantages mais aussi les freins auxquels est confronté l’art urbain…