À propos...
L’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) est à l’initiative du programme Urbanisme en Francophonie, lancé en partenariat avec l’Association pour la Promotion de l’Enseignement et de l’Aménagement en Urbanisme (APERAU). C’est un projet collectif destiné à penser l’urbanisation par le prisme des valeurs francophones et des choix d’aménagements qui en découlent et qui promeut une vision de la ville et de l’avenir préservant la cohésion sociale, le droit à la ville pour toutes et tous dans le respect des droits de chacun. Ainsi, l’urbanisme se meut en outil propice à la création d’un cadre culturel inclusif et à l’épanouissement des valeurs francophones.
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« Peut-on prendre soin de la nature s’il n’y a pas, d’abord, du soin dans la société ? » Pour l’universitaire Lise Bourdeau-Lepage (Professeure des universités à Lyon 3 en Géographie, Présidente du Comité Scientifique de la Revue Urbanisme et Docteur en économie), « mettre le bien-être au centre, ce n’est pas ajouter une couche aux politiques urbaines : c’est changer de perspective ». Dans un article paru le publié le 07 mars 2026 dans Ouest France, elle défend l'idée que prendre soin du vivant exige aussi de prendre soin des relations entre humains.
Cette tribune rédigée par Agnès OWONA MEMONG (consultante en urbanisme et Présidente du Réseau des Ingénieurs d'urbanisme du Cameroun (#RESIUC)) s’inscrit dans le prolongement des réflexions mobilisées dans la revue Urbanités (numéro 17, 2023) autour de la formule « l’erreur est urbaine ». Dans ce sens, questionner la pertinence du fait urbain amène à revoir la perception des problématiques urbaines, envisagés non pas comme des dysfonctionnements isolés, mais comme le produit de mode contemporains de fabrication de la ville, entre modèle importés, politiques fragmentés et pratiques contraintes. Du point de vue des villes camerounaises, cela nous amène à aborder les modes de production et de consommation de la fabrique urbaine, en examinant la déliquescence qui la caractérise.