Patrick Boucheron, historien français

Pour Patrick Boucheron, la francophonie est une histoire plus grande que celle de la France métropolitaine. Il reconnaît dans les espaces francophones une urbanité spécifique. Il distingue d’ailleurs deux manières de penser la ville en matière de patrimoine, homogène ou hybride, projection ou inter fécondation des modèles architecturaux. La francophonie porte, selon lui, la question suivante : Comment faire récit de la diversité, au lieu de penser la mondialité des villes sous le regard de la globalisation ?

Philippe Madec, architecte-urbaniste et écrivain

Pour Philippe Madec, la maîtrise de la langue est essentielle pour partager les concepts et les solutions. Afin de porter la francophonie, les élus peuvent engager des politiques culturelles et des rassemblements autour de la langue franco-française. Le maître d’œuvre, doit quant à lui être en posture d’étranger bienveillant, pour le respect de la pensée urbaine francophone.

Michèle Gendreau-Massaloux, Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie de 1999 à 2007

La francophonie est avant tout une affaire de langue selon Michèle Gendreau-Massaloux, même si ce mot n’a pas le même sens en fonction des lieux et du passé des différentes communautés francophones. Ce partage d’une même langue permet la solidarité internationale, qui prend aujourd’hui d’autant plus de poids, qu’on y est contraint par l’interconnexion entre les villes. Selon elle, le français est vecteur de plurilinguisme.

Une carte postale de plusieurs villes

“Il y aura dans cette carte postale bien sûr Bruxelles, la ville où je m’épanouis professionnellement, il y aura Paris, la ville qui m’a accueilli et m’a formé aux transports, il y aura Montréal, car pour moi c’est la ville francophone par excellence et il y aura bien sûr Sfax en Tunisie, ma ville natale”. Mohamed Mezghani, Secrétaire Général de l’Union Internationale des Transports Publics (UITP).

Table ronde #1 : L’urbanisme des proximités pour une ville à taille humaine

Voici le thème de la première saison de la table ronde Urbanisme en Francophonie. Il est en effet courant, depuis quelques années, d’entendre des élus proclamer leur intention de mettre en œuvre un urbanisme à taille humaine. L’échelle humaine mêle de ce fait les conditions d’une production effective de formes bâties et le ressenti des populations qui y vivent, sujets traités dans les trois webinaires à découvrir ici…