Des Villes en mieux – Occupations temporaires et tiers-lieux solidaires

Le livre collectif de Plateau Urbain « Des villes en mieux – Occupations temporaires et tiers-lieux solidaires » est sorti le 19 février 2026 en librairies aux éditions Le Pommier ! Vous pouvez y retrouver des témoignages, des prises de position pour une ville plus juste et des critiques de leur activité qui vous permettent de mieux comprendre leur engagement pour faire la ville autrement.

Depuis près de treize ans, Plateau Urbain redonne vie à des bâtiments vacants afin d’offrir des espaces de travail abordables en ville aux structures de l’ESS, tout en permettant aux centres d’hébergement d’urgence de proposer un cadre de vie plus digne et agréable. En 2023, on s’est rendu compte de l’importance d’avoir un témoignage écrit de tout ce qu’on avait pu réaliser sous la forme d’un ouvrage collectif, à l’image de la coopérative.

Résumé

Depuis une dizaine d’années, les tiers-lieux solidaires se multiplient. On y vient pour travailler, manger, habiter, danser, réparer des objets. Une multitude s’y retrouve et y éprouve ses différences.

Mêlant accueil social, activités culturelles, production ou apprentissage, souvent installés dans des bâtiments vacants, pour quelques temps ou pour longtemps, ces lieux hybrides interrogent notre rapport au partage, à la solidarité, à l’économie, et même à l’action publique. Ils proposent au quotidien de nouvelles formes politiques, discrètes alternatives face aux contradictions de la ville contemporaine, marchande et standardisée.

Cet ouvrage donne la parole à celles et ceux qui font vivre ces utopies concrètes et tentent d’y faire émerger un nouveau droit à la ville.

Un nouveau droit à la ville

Les tiers-lieux sont à la mode. L’occupation et l’urbanisme temporaires, qui rendent possible leur existence, sont quant à eux beaucoup moins connus. Pour les uns, les tiers-lieux proposent des réponses aux défis du XXIe siècle. D’autres y voient au contraire une menace pour les services publics traditionnels et les lieux de sociabilité classiques.

La même opposition se rejoue à propos de l’urbanisme transitoire : tantôt réponse magique aux besoins d’espace dans des villes toujours plus denses, tantôt énième visage des logiques néolibérales. Ces espaces sont donc simultanément suspectés d’accélérer la gentrification, d’être récupérés par l’institution ou la sphère financière et de regrouper individus et collectifs jugés subversifs.

C’est que, derrière les termes génériques, se trouve un continuum de pratiques, d’espaces, de groupes sociaux et institutionnels, allant de la « friche à bière » commerciale à la ZAD contestataire. À l’intérieur de ce spectre, de multiples expériences sociales et solidaires plus discrètes s’inventent, composant avec les forces politiques en présence pour revendiquer un nouveau droit à la ville. Cet ouvrage leur est dédié.

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