Les défis urbains au Togo et la richesse de l’informel

Les cartes postales permettent d’imager les espaces ou œuvres francophones vus par des personnalités, des jeunes étudiants/actifs dans l’urbanisme mais aussi de toute personne désireuse de transmettre leur carte postale en y accolant une description explicitant leur choix.

Ressources documentaires

Découvrez la carte postale de Melf Mandoukou Yembi (Originaire du Congo-Brazzaville, titulaire d’un master 2 Urbanisme à l’École Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme de Lomé) sur les richesses de l’informel, envoyée dans le cadre du concours photos organisé par l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF), en partenariat avec le réseau APERAU (de novembre 2021 à février 2022) à destination des étudiants et jeunes actifs francophones travaillant en urbanisme.

© Melf Mandoukou Yembi (Lomé, février 2022) / La richesse de l'informel

On se demande comment l’on parvient à générer d’énormes capitaux dans un désordre aussi organisé ? Si le français est la langue commune, vecteur d’une culture harmonieuse, il n’est pas question d’acculturer nos villes d’un modèle que ce soit. Cette diversité ravive l’harmonie des villes francophones. Je déplore le « tabula-rasa » car il faudrait que les acteurs de l’aménagement urbain poussent davantage leurs réflexions à considérer et à intégrer la société par le biais de l’informel.

© Melf Mandoukou Yembi (Lomé, février 2022) / Du dépotoir au répertoire

Si certains sont embêtés par le fait de jeter leurs déchets, d’autres voient dessus un trésor inestimable. La gestion des déchets paraît comme un véritable étouffement aux yeux des autorités et malheureusement le nombre des dépotoirs ne fait qu’augmenter. Il est inévitable de stopper la production de déchets qui est proportionnelle à l’accroissement démographique. Car cela menace des écosystèmes, il faut répertorier et traiter les déchets. Ma vision des dépotoirs est celle de la transformation de ces espaces en loisir avec un financement issu du traitement des déchets.



© Melf Mandoukou Yembi (Lomé, février 2022) / Du mode doux en mode douleur

N’est-ce pas le modèle doux qui semble le plus propice dans le combat contre le réchauffement climatique ? Que cela soir à Paris ou Kinshasa, aucune des villes n’est aujourd’hui comparable à Göteborg, à Reykjavik et même Kigali. Pourtant les villes d’Afrique centrale francophones devraient aussi être plus vertes comme le bassin du Congo. Ma vision c’est de véritablement créer des quartiers cyclables, des parcs verts où la voiture ne serait pas perçue comme un luxe mais comme nuisible pour la santé humaine, offrant sa chance à la génération future qui est prête à prendre le relais.

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