Découvrez la carte postale d’Adamadjan Diallo, (Géographe-aménagiste), envoyée depuis Belém, au Brésil.
« Je vous envoie cette carte postale depuis Belém, au Brésil, à l’occasion de ma participation à la COP30, du 10 au 21 novembre 2025, au cœur de l’Amazonie. Sous la présidence du Brésil, cette COP intervient dans un contexte de fortes attentes et de recomposition des rapports de force Nord-Sud ».
© Adamadjan Diallo, quartier de São Brás, Belém, novembre 2025
Sous le prisme de la justice climatique, des forêts et d’une finance climat innovante, la tenue de la COP30 en plein cœur de l’Amazonie entend évidemment donner une portée symbolique et politique forte aux enjeux de préservation de la forêt et de la biodiversité. Cette COP se voulait également être la COP de l’inclusion, celle des peuples autochtones et des communautés locales.
© Adamadjan Diallo, quartier de São Brás, Belém, novembre 2025
Ainsi, Belém s’est parée d’affiches, de peintures et d’expositions mettant en exergue les peuples autochtones et leurs savoirs ancestraux. Dans cette atmosphère générale, face au déplacement de la communauté internationale venue partager ses expériences et trouver des solutions communes face aux effets des changements climatiques, une peinture m’a particulièrement marquée : « Le futur est ancestral ».
De cet oxymore, tout est dit. Cette phrase souligne bien le paradoxe dans lequel nous sommes. Une affirmation qui rappelle que les solutions aux défis de demain climatiques, sociaux et urbains se trouvent aussi dans les savoirs anciens, les pratiques vernaculaires et l’intelligence locale des territoires.
L’architecture vernaculaire africaine en est un exemple. Les maisons et les matériaux utilisés étaient déjà bien adaptés aux réalités des territoires et, surtout, aux contraintes climatiques, en utilisant des matériaux locaux comme la terre, le bois, la pierre ou le bambou, lesquels régulaient naturellement la température et l’humidité.
© Adamadjan Diallo, quartier de São Brás, Belém, novembre 2025
Sur cette fresque, on peut voir un homme (autochtone) portant des lunettes futuristes et tenant un arc et des flèches, donnant l’image d’une vision tournée vers l’avenir. Pourtant, les objets qu’il tient semblent renvoyer à des savoirs anciens, concrets et déjà éprouvés.
Le futur serait-il ancestral ?


