Cultiver l’ambivalence de notre rapport à la ville

Les cartes postales permettent d’imager les espaces ou œuvres francophones vus par des personnalités, des jeunes étudiants/actifs dans l’urbanisme mais aussi de toute personne désireuse de transmettre leur carte postale en y accolant une description explicitant leur choix.

Ressources documentaires

Découvrez la carte postale de Guillaume Éthier (Professeur en théories de la ville, rapports espace-société ; Département d’études urbaines et touristiques de l’Université du Québec à Montréal).

© Guillaume Ethier

Le phénomène urbain est par définition complexe

Passionné par la photo et le fait urbain, Guillaume Ethier, utilise la photographie dans ses travaux de recherche notamment pour montrer l’apport du numérique dans la ville (intérêts et limites) et des lieux qui allie numérique et sociabilité. La photo lui permet d’avoir un rapport réflexive :

  • Habiter la ville : en quoi c’est concret ?
  • Comment on cohabite dans l’espace urbain ?
  • Comment l’espace privé intègre l’espace publique ?
  • A partir du moment on rajoute des technologies immersives, comment les considère-t-on dans l’espace public ?

Selon lui, il y a des chaînons manquants entre les pratiques urbanistiques et les évolutions sociétales en cours et il y a peu de recherche empirique sur l’impact des interfaces numériques. Il faudrait créer des aménagements pour permettre l’imprévu, rencontrer les gens.

Photographies dans la ville : pratique dans la ville

Au moment où il écrit son livre « La ville analogique. Repenser l’urbanité à l’ère numérique« , il effectue une marche urbaine placée sous l’importance de la lenteur. Ils ont rencontré des artistes de rue.

© Guillaume Ethier

Première d’un film d’un ami à lui dans un cinéma bourbien. Le sociologue de l’urbain met de soit en donnant à voir ses propres expériences de l’urbanité.

© Guillaume Ethier

Photo prise en argentique : couple au jardin du Luxembourg qui paraisse être à leur énième sortie ensemble.

© Guillaume Ethier

Cette dernière image montre les fragments d’un projet de type « City Beautiful », un courant d’urbanisme issu de Chicago qui a été testé à Maisonneuve, une ancienne ville suitée sur l’île de Montréal dans les années 1910-1920, et qui est ensuite devenu l’un des quartiers les plus pauvres de la ville. La photo tend à montrer, que les aménagements monumentaux d’une époque servent encore, mais à des fins un peu différentes (comme pour faire du skate, ici), ce qui me semble montrer une saine évolution du projet urbain.

© Guillaume Ethier
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