Appel à projets des Jeunes Ambassadeurs Francophones : Quelles formes prendront les villes en 2050 ?

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Au-delà des différences, au-delà des frontières, des projets sont à inventer et à réaliser pour rendre plus vivables toutes les villes en 2050. Et la Francophonie est sans nul doute aujourd’hui l’espace qui en mesure de porter une telle réflexion. Elle doit promouvoir un urbanisme capable de mettre en œuvre des villes accueillantes, c’est-à-dire respectueuses des diversités humaines, de leurs cultures, et attachées aux valeurs de liberté, de connaissance et de progrès, attentives enfin aux questions climatiques et environnementales et à la compatibilité avec le vivant.

Pour ce faire, il convient d’associer tous les publics et toutes les générations, c’est pourquoi l’AIMF (Association Internationale des Maires Francophones), en partenariat avec le réseau APERAU (Association pour la Promotion de l’Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme) lance au travers de l’initiative Urbanisme en Francophonie, un Appel à projets des Jeunes Ambassadeurs Francophones (JAF) dans le cadre du colloque organisé en amont du Sommet de la Francophonie d’octobre 2024.

L’idée est de fabriquer la mise en transmission en nous adressant aux étudiants, qui sont préoccupés de ce qui va advenir demain. Cette première initiative est programmée au travers d’un dispositif qui est celui de la mobilisation de « Jeunes Ambassadeurs Francophones » (des JAF au nombre de 1000).

À notre échelle, nous souhaitons mobiliser des jeunes ambassadeurs, étudiants en urbanisme, architecture, paysage, ingénierie ou design au travers d’un appel à projets pour répondre en mobilisant toute leur culture et leur imagination à la question suivante : « Quelles formes prendront les villes en 2050 ? Atténuation, adaptation aux changements climatiques, vivre ensemble… ». Les propositions peuvent exprimer différents objectifs : inclusivité, décarbonation, végétalisation, résilience, gestion de l’eau dans les villes, mobilités propres….

Adapter, cela signifie réparer un territoire et lui permettre de rester accueillant pour le vivant. Alors que les rapports du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) prévoient, avec certitude, des hausses de température de plusieurs degrés d’ici à 2050, il est indispensable de penser dès maintenant les formes des villes de demain qui sont celles que l’on va construire dès aujourd’hui.

Les équipes participantes sont invitées à proposer un processus d’adaptation des territoires urbains en se posant les questions suivantes :

  • À partir de quelles données considérez-vous votre ville et les éléments qui la composent aujourd’hui ?
  • Comment l’adapter (la réparer) pour qu’elle reste vivable et accueillante demain ?

Les candidats devront identifier les « possibles redoutés », c’est-à-dire ce qui risque d’arriver (indicateurs : hausse des températures, pluviométrie, sécheresse…) et expérimenter une nouvelle manière d’appréhender la transformation urbaine. Une attention particulière pourra être portée :

  • À la manière dont les habitants sont mobilisés et changent leur point de vue.
  • Aux transitions nécessaires pour que les villes soient vivables et accueillantes en 2050.

Les propositions pourront travailler sur tous les registres possibles :

  • ATTÉNUATION : des îlots de chaleurs urbains et de l’usage de la voiture,
  • EAU : perméabilisation des sols et réutilisations des eaux usées,
  • VÉGÉTALISATION : intégration de la nature en ville,
  • ARCHITECTURE : construire autrement, adapter le bâti existant aux épisodes climatiques extrêmes et lutter contre la précarité de logement,
  • SOBRIÉTÉ ÉNERGÉTIQUE : baisse des consommations d’énergie et déploiement des énergies renouvelables,
  • RÉSILIENCE : prévention et la gestion des risques.

Cette mobilisation devrait prendre deux formes :

  • d’une part, la réalisation de posters ;
  • d’autre part la présentation de ces posters devant un jury puis lors de la Conférence internationale pour les lauréats.

Ce qu’on peut en attendre en termes de production et de représentation est précisé dans le règlement de l’appel à projets. Aux projets de villes idéales, utopiques et faussement prometteuses, l’appel à projet préfère les efforts d’imagination, de solution et de processus d’adaptation réaliste des espaces urbanisés.

Processus et planning de sélection et de validation :

  • 1ère étape > 15 mars 2024 : date limite d’inscription,
  • 2ème étape > 12 juillet 2024 : date de remise des posters en format numérique,
  • 3ème étape > Fin août 2024 : évaluation des posters par un jury et sélection de 5 équipes,
  • 4ème étape > Fin septembre 2024 : présentation de leurs travaux par les 5 équipes devant les membres du jury ; désignation d’une équipe lauréate,
  • 5ème étape > 02/03 Octobre 2024 : participation de 5 équipes à la conférence internationale sur l’Urbanisme en Francophonie.

Modalités de participation

Les participants devront s’inscrire jusqu’au 15 mars 2024 en envoyant un mail à l’adresse suivante : [email protected] (avec ces éléments : noms des étudiants, noms des enseignants, noms des établissements). Les rendus finaux, devront être envoyés par Wetransfer au format numérique, avant le 12 juillet 2024, à la même adresse mail.

Pour plus d’informations, envoyez un mail à Charlotte Bleunven (Ingénieur d’études pour l’AIMF) à : [email protected]

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