« Éloge de l’habiter. Manuel de sociologie appliquée à l’architecture » paru le 7 mai 2026 aux Éditions du Bord de l’eau est un ouvrage de Guy Tapie (Professeur de sociologie à l’école nationale supérieure d’architecture et de paysage de Bordeaux). Son propos est de rendre visible les contributions de la sociologie à l’analyse des pratiques et du vécu des espaces de vie contemporains principalement à partir de questions d’habitat.
Différent d’une lecture scientifique et critique de théories, différent de l’approfondissement de notions sur l’habiter et ses multiples déploiements, pratiques et symboliques, l’auteur suit un chemin balisé par des réalités et des vécus, en mobilisant des notions sociologiques appliquées à l’architecture. L’ouvrage se décline en trois parties : penser l’habiter, habiter au quotidien, habiter dans son temps.
Résumé
L’architecture, le cadre de vie, peu importe le nom, parlent des hommes, des sociétés, de personnes, de sentiments, d’une vie banale et atypique, d’inégalités sociales. Habiter place chacun dans la relation aux autres, dans un groupe familier, aux sociabilités rassurantes, conscientes et inconscientes, balançant entre communautarisme, communion solidaire ou anonymat ordinaire. « Penser l’habiter » pose d’abord, le regard sur les liens entre condition matérielle et modes de vie, du point de vue des « hommes », des « lieux » et de l’appropriation des espaces. Puis, « Habiter au quotidien » approfondit des habitats singuliers qui s’inscrivent dans les mutations des sociétés contemporaines : l’habitat individuel confronté à un avenir critique ; le confinement lors de la pandémie du Covid comme expérience de vie ; l’habitat des séniors soumis aux effets du vieillissement ; la vague du « co », coopératif, colocation, co-living, rééquilibrant espaces intime et communs. Enfin, « Habiter dans son temps » repère des tendances générales, qui, de façon proche ou lointaine, pèsent sur l’habitat et son vécu : la domination d’une civilisation urbaine, la démocratie participative, la quête du confort, la crise environnementale. Différent d’une seule lecture scientifique, l’auteur suit un chemin balisé par des réalités, des vécus et des notions sociologiques appliquées à l’architecture. Les références à d’autres pays étayent l’argumentaire de l’universalité des enjeux de l’habitat (Brésil, Thaïlande, Comores, Europe, Amérique du Nord).