Urbanisme et santé mentale en 2026 : vers un urbanisme relationnel ?

Chaque mois un expert (élu, chercheur ou acteur de la fabrique urbaine) nous partage sont point de vue issu de recherches, d’analyses ou d’expériences utiles, au travers d’une citation. La richesse de l’urbanité se trouve dans les enseignements et les innovations partagées, afin de mieux prendre en compte l’intégration de la ville dans son environnement.

Ressources documentaires

Dans une tribune du Think tank CRAPS parue le 13 mai 2026, Dr Rachel Bocher (Psychiatre et Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers) plaide pour faire de la santé mentale un enjeu central des politiques urbaines et de santé publique. Elle défend une approche collective et inclusive, où urbanisme, culture, transports et lien social deviennent des leviers essentiels du bien-être psychique et de la prévention des troubles mentaux.

« Comme il n’y a pas de santé globale sans santé mentale, il n’y a pas de cité sans se préoccuper de la santé mentale de la population, avec une inclusion voulue et recherchée. Les politiques publiques doivent permettre un travail de partenariat, un travail de réseau avec les différents acteurs de la cité, pour permettre une ville inclusive qui met l’humain au cœur de tout projet urbain, c’est-à-dire un urbanisme relationnel ».

Dr Rachel Bocher (Psychiatre et Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers)

Questionnements 

  • Quels rôles peuvent jouer les villes ?
  • En quoi la politique d’un aménagement urbain peut-elle contribuer à une meilleure santé mentale ?
  • La ville de demain ne serait-elle pas la ville des liens ?

Extrait de la tribune

Entre éthique et politique, la ville de demain sera assurément celle des liens. La ville de demain ne sera pas la ville idéale, car « l’avenir n’est pas l’amélioration du présent, mais bien autre chose » (Elsa Triolet), mais elle peut devenir la ville des liens, ou plus simplement la cité du lien comme un écosystème urbain attentif à la vulnérabilité, à la diversité des usages, aux besoins psychiques quotidiens, parce que chaque territoire porte ses silences, ses élans, ses récits en attente.

La ville des liens existe déjà par fragments. Elle est déjà à l’œuvre dans certaines rues calmes, sur un banc bien placé, dans un jardin semi-public, dans la douceur de l’éclairage d’une entrée, dans l’ombre offerte à qui veut juste souffler.

Ainsi, en faisant dialoguer architecture, psychiatrie et politiques publiques, les villes peuvent devenir des milieux soutenants, capables de prévenir les troubles, de favoriser l’inclusion, et de restaurer les capacités humaines.

« Le beau, l’attention, la lumière, la nature, la fluidité des parcours sont autant d’éléments simples, mais puissants pour soigner sans désigner, pour accueillir sans stigmatiser ».

Dr Rachel Bocher (Psychiatre et Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers)

⬇️ Tribune à lire ici 

https://www.linkedin.com/pulse/urbanisme-et-sant%C3%A9-mentale-en-2026-vers-un-relationnel-c4mme/?trackingId=NkKWa7F30XY54Ug%2BNOK9gw%3D%3D 

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